
Nadja en russe signifie le début du mot espérance, et seulement le début.
Définition du surréalisme, par André Breton :
Automatisme psychique par lequel on se propose d’exprimer soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique du monde : « Je suis le témoin hagard de quelques accidents de la pensée et de pétrifiantes coïncidences. »
La rencontre d’André Breton avec Nadja lui apparaît " comme un fait-précipice ", de nature à l’entraîner sur les voies d’une exploration mystérieuse du rêve, de la folie, du langage, dans un Paris en proie au vertige des signes, qu’il parcourt comme un grand cryptogramme. Nadja est un génie libre, une créature toujours inspirée et inspirante. Cette femme mystérieuse s’affirme comme l’âme errante et entraîne André Breton dans une traversée du miroir, de l’autre côté de la réalité, au-delà de la frontière qui distingue le réel de l’imaginaire, mais sépare aussi la raison et la folie. La sobriété d’un récit que son auteur a voulu battant comme une porte, le trouble poétique émanant de la figure de Nadja, les interrogations que le livre multiplie sur les rapports entre l’homme et le monde, provoquent une irrésistible fascination.
« La beauté sera convulsive ou ne sera pas » (A.Breton)

